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Le Livre de la Foi

  • Writer: The Collectivity
    The Collectivity
  • May 20, 2025
  • 13 min read

Naak’e’Tuun


Naak’e’Tuun (La Collectivité de la Nature), c’est la voie de la vénération des entités de la Nature, tels que les Aö-Rê (Grand-Esprit), leurs messagers et enfants tels que les dryades, ents, faunes et créatures élémentaires, mais aussi chaque plante et animal. 


La Collectivité tire ses racines des profondeurs de la forêt, mais l’influence des créatures naturelles est présente partout, parfois plus discrètement, et parfois moins! Nous sommes dévoués envers un ensemble primordial à la vie, car bien que plusieurs peuples de Mundus prétendent autrement, nuls ne pourraient subsister bien longtemps sans la Collectivité de la Nature. 


Naak’e’Tuun, c’est aussi le respect de ses valeurs par l’action. Il n’est pas suffisant de rester dans son coin de terre les bras croisés! Une atteinte envers la Nature est néfaste pour tous les peuples, et il y a toujours place à l'amélioration de l’importance et du respect de la Nature partout en Mundus.


Naak’e’Tuun baard-ti! - Que la Collectivité te garde! 





Histoire


Le lien entre les divers peuples de l’Hippocampe et la nature est aussi ancien que les mythes de la création de notre monde. Depuis le début des temps, les peuples vivent aux dépens de la Nature, se nourrissant de sa chair et buvant de son eau.  Les histoires, légendes, croyances populaires liées à la nature sont aussi nombreuses qu’il y a de sable dans l’océan. Les hommes sauvages vivaient autrefois en harmonie dans la Collectivité, tout comme les eldars. Avec le temps, les technologies, le progrès et la modernité, beaucoup se sont séparés de Naak’e’Tuun, oubliant la redevance envers elle qu’il lui était, est, et sera toujours dû. L’influence de Naak’e’Tuun est présente dans tous les royaumes, encore aujourd’hui! Il n’est pas sans raison que bien des royaumes, guildes et familles nobles utilisent des animaux et plantes dans leurs héraldiques et symbolisme. Les suivants de la Collectivité croient que c’est la personnalité des esprits qui, au fil du temps, a dicté les impressions et significations rattachées à chaque espèce. 


Par exemple, c’est car Ours est grand, féroce et puissant que le symbole de l’ours est rattaché à ces valeurs. Renard lui, est rusé et habile, et cela s’est transmis à son symbolisme au fil des âges. Si une plante se veut nutritive, c’est car elle a le bien des autres peuples à cœur. Si Ortie décide qu’elle ne veut pas être en contact avec les hommes, c’est de par son choix qu’elle est devenue une plante qui pique! Il y a donc un lien fort entre ce que les esprits ont déterminé, et la réalité et signification qui y est associée depuis le début de la création. 


D’un point de vue historique plus récent, bien que les quelques priants actuels de la voie de Naak’e’Tuun à y dédier leurs vie et dévotion, beaucoup d’habitants de Mundus vivent en communion avec la Collectivité, et y accorde une importance, des prières et de la dévotion plus ou moins directement. Lorsqu’un paysan prie la terre pour que les récoltes soient bonnes, Naak’e’Tuun écoute et répond s’il est méritant. Lorsqu’un chasseur espère trouver de quoi nourrir sa famille, respecte sa proie et remercie Cerf de l’avoir aidé à subsister, Cerf écoute et se montrera généreux dans ses futures chasses s’il est digne. 

Avec la sortie des profondeurs de la forêt d’Irendille du clan Croc-Ardent, ayant eu très peu de contacts avec le restant des autres peuples, ils furent surpris que la dévotion directe envers la Collectivité de la nature n’était plus aussi présente qu’avant. C’est en s’étant regroupé à nouveau que le clan s’est senti enfin prêt à repartager cette croyance envers le restant des habitants de Mundus, afin que Naak’e’Tuun ait la dévotion qui lui revient de droit! 




Dogmes: 


Les esprits de la nature, les Ao-Rê, sont moralement au-dessus de tout autre être.

Même si ce n'est pas un absolu en puissance, car certaines divinités ont une influence plus grande et ont des pouvoirs plus grandioses, les esprits de la nature sont une nécessité absolue, et la source primordiale de la vie sur Mundus.  


Nuire passivement à la nature est signe de stupidité; nuire volontairement est signe de malin.

Les suivants de la Collectivité reconnaissent qu’il n’est pas donné à tous d’avoir été élevé dans un milieu favorable à l’apprentissage de bonnes valeurs. Il est désolant pour eux de voir des peuples abuser ou ne pas considérer de manière appropriée Naak’e’Tuun, mais la différence se tient entre ceux pour qui il s’agit de naïveté, et ceux pour qui il s’agit d’actes en connaissance de cause. 


Les gens bénits par la nature sont dignes de confiance et de respect… jusqu'à preuve de supercherie!

Les gens démontrant des signes de liens forts avec la Collectivité, par exemple par la pousse de végétaux sur leurs corps, la possibilité de transformation en créature naturelle, ou encore des signes de présence spirituelle les entourant, sont normalement dignes de respect. Par contre, certains peuvent obtenir ces résultats par supercherie, que ce soit par altération alchimique, malédiction, ou corruption des esprits. Ce sont là des ennemis de la Nature qui tentent volontairement d’en abuser la proximité, et il s’agit d’un grand tabou pour les suivants de Naak’e’Tuun. 


Le monde des esprits est le leur, et Mundus est le nôtre. 

Bien que les esprits aient une présence forte par endroits dans Mundus, cela n’est pas une raison pour nous d’outrepasser les limites de notre plan afin d’aller les déranger chez eux. À moins d’une demande spécifique d’aide de la part d’un esprit, il serait impensable de s’imposer dans leurs demeures. À l’inverse, il est de notre devoir de prodiguer tout ce qu’un esprit peut nécessiter afin de pouvoir agir dans notre monde. En étant leurs yeux, bouches et oreilles dans notre plan, c’est ainsi que nous pouvons leur être d’un plus grand service. 




Il n’est jamais approprié d’ordonner à une entité de la nature quoi faire.

Ordonner ou apposer sa propre volonté sur un être de la nature est sacrilège aux yeux des suivants de Naak’e’Tuun. Il est plutôt préférable de se montrer digne et valeureux à leur égard afin qu’ils répondent volontairement à une demande de la part d’un de leurs suivants. Parfois, une situation d’urgence peut demander des recours exceptionnels, mais ceux-ci doivent être faits avec le bien de la Collectivité en tête. 


Les esprits sont variés et nombreux, et le terme n’englobe pas seulement les esprits de la nature. 

Il faut être méfiant envers ces autres esprits, car ceux-ci peuvent apporter la corruption des bons esprits. Les esprits animaux, végétaux et élémentaires sont des exemples des esprits bénéfiques de Naak’e’Tuun.


Si tu vis en tant que peuple humanoïde, c’est qu’il est ton tour d’aider la cause.

Les suivants de Naak’e’Tuun croient en la réincarnation, et que celle-ci repose sur un principe de mérite. Si tu as suffisamment été bénéfique de ton vivant, il y a de bonnes chances que tu sois réincarné en une partie plus passive de la Collectivité, telle qu’une fougère, ou un petit animal! Si tu es toujours humanoïde, c’est que tu n'as pas suffisamment aidé ou que tu as nuit à la Collectivité, et donc celle-ci te condamne à réessayer jusqu'à ce que tu changes pour le mieux. 







Les Trois Branches


La plupart des suivants de Naak’e’Tuun se rassemblent et regroupent au sein de trois Branches, chacune avec un accent sur certaines facettes de la Nature, mais elle ne sont pas mutuellement exclusives, ni en conflit perpétuel. Au yeux des suivants, elles sont plutôt complémentaires, permettant à tous de faire activement partie de l’épanouissement global de la Nature, chacun a sa manière. 


L’Harmonie


Sans doute la branche la plus populeuse des suivants de la Collectivité, la branche de l’Harmonie est celle des fermiers, cueilleurs, chasseurs et travailleurs de la terre. C’est la branche de l'ermite vivant à proximité du village, de la sorcière herbaliste aidant les bourgeois méconnaissance des bienfaits de la nature, ou encore de la grande famille de hobbits qui vivent complètement de manière autonome au gré des saisons. 


Les suivants s'identifiants à l'Harmonie sont ceux qui visent à vivre en communion dans la Collectivité sans prendre plus qu’ils ne redonnent. C’est en ne plantant que le nécessaire pour son bien-être que l'on préserve le sol, en ne chassant pas chaque animal que l'on préserve la diversité faunique, et en oubliant l’idée absurde de coupe à blanc que l’on préserve la vie dans les forêts. 


Souvent des habiles cultivateurs, les suivants de l’Harmonie ont appris au fil du temps à alterner les cultures, à harmoniser les plants afin qu’ils s’entre supportent, et à gérer les insectes et rongeurs sans recourir à des concoctions alchimiques toxiques! Les animaux de compagnie gèrent bien des problèmes, et plusieurs plantes peuvent naturellement repousser les insectes indésirables. Il ne suffit que de prendre le temps d’apprendre, et la Collectivité prodigue toutes les solutions aux défis qu’elle nous apporte. 




La Sauvagerie


Si l'entièreté des peuples vivaient en Harmonie avec Naak’e’tuun, les suivants de la Sauvagerie auraient sans doute beaucoup moins de pain sur la planche. Il s’agit des suivants n’ayant jamais vraiment adhéré à la grande civilisation, ou ont décidé de la quitter afin de rejoindre la forêt et ses habitants. Il s’agit aussi de ceux qui prennent activement les armes lorsque la nature est menacée d’une quelconque manière. Parfois, ce sont des communautés recluses qui n’entretiennent pas de liens avec d’autres villages, et chassent ceux qui voudraient venir nuir à leur paix loin des grandes cités. D’autre fois, ce sont des gardiens protecteurs protégeant des lieux sacrés ou des forêts ancestrales, chassant ardemment tout envahisseur visant de nuire ou de profiter de ces endroits. 


Bien souvent, les gens se rattachant à la Sauvagerie tendent à s'y perdre, plaçant la nature systématiquement au-dessus d’eux-mêmes, répondant au moindre de ces appels. Les esprits et autres entitées de la nature ayant peu de retenue vont à l'occasion profiter de cette intense dévotion afin d’avoir un meilleur pied a terre sur Mundus. Il s’agit d’un “problème” que bien des guides et druides mettent en garde leurs apprentis contre, car il est facile de perdre son essence, sa personnalité lorsqu’un équilibre n’est pas atteint entre le mortel et l’esprit. Certains suivants de la Sauvagerie vont avoir tendance à accueillir volontairement cet abandon, préférant laisser derrière leurs libre arbitre au bénéfice d’une dévotion totale envers la Collectivité. 


Évidemment, il ne s’agit pas là d’un absolu pour tous les suivants de cette Branche. La sauvagerie recueille aussi parfois des individus prenant à cœur le combat visant à freiner l’avancement de la civilisation sur les contrées sauvages, et qui considèrent qu’en restant les humanoïdes qu’ils sont, arrivent mieux à contribuer au conflit. Bien qu’il puisse être tentant de s’allonger et se laisser prendre par les racines d’un vieil arbre, un arc, une lame, des mains et des jambes sont des atouts non-négligeables lorsque vient le temps de combattre des pillards ou des braconniers. 




Le Don


Là où les branches de l’Harmonie et de la Sauvagerie se définissent beaucoup par les interactions avec autrui, la branche du Don se définit plutôt par l’épanouissement personnel des liens avec la nature. Ses suivants sont souvent les guides spirituels, druides et chamans au sein des communautés en communion avec la nature, ou encore des voyageurs désirant partager leurs connaissances à ceux qui n’y ont pas facilement accès. Les lycans et plusieurs faes sont des exemples d'humanoïdes bénéficiant d’un puissant Don des Ao-rê. 


Les manifestations du Don au travers des êtres du monde sont aussi nombreuses qu’il y a d’individus. Plusieurs vont aborder des traits d'animaux ou de végétaux, d'autres vont former des liens spirituels avec des esprits de la forêt. Puisque certains liens sont héréditaires, ou peuvent être transmis de manière relativement facile (des méthodes qui sont parfois qualifiées de maladie ou de malédiction par les ignorants), il est commun de voir d’un mauvais œil ces Dons de la nature chez les peuples civilisés. 


Les suivants de la branche du Don vont promouvoir la fierté de ces liens avec les nature et ses esprits, aidant ceux qui le désirent à approfondir ceux-ci. Ils vont aussi tenter de créer des liens entre ceux qui se montrent méritants avec un esprit approprié et volontaire. Les Ao-rê ayant des yeux et des oreilles partout, ils savent reconnaître ceux avec qui ils sont compatibles pour expérimenter Mundus en travers d’eux. 




Les festivités


Le Coassement du printemps

« Ribbit! Ribbit! »

- Carl, aux dires d’Ovidia Ben Jacob, clerc de Carl la grenouille

Le Coassement du printemps est le nom donné par les suivants de Naak’e’Tuun pour leur célébration annuelle de la fin de l’hiver, et par conséquent l’arrivée du printemps. À l’instar de plusieurs fêtes du printemps qui se donnent à l'équinoxe, le Coassement se fait lorsque, localement, la neige est fondue, et que les grenouilles et crapauds ont commencé à s’activer. Le cycle de vie des grenouilles étant l’un des plus connus, cet animal représente bien le renouveau au sein d’un cycle annuel. Les communautés suivant la voie de la Collectivité vont se rassembler auprès d’un petit cours d’eau où il est possible de trouver des grenouilles afin de fêter et communier avec la nature et ses semblables. 


Les activités communes du Coassement consistent souvent à partager un bon moment avec ses pairs, avec boisson et nourriture lorsque possible, mais aussi de se sortir de la torpeur de l’hiver. L’activité la plus populaire est sans doute l’imitation des grenouilles, soit d’essayer de faire des coassements aussi fidèles que possible. Plusieurs vont même en faire une compétition! Le titre du coasseur de l’année est l’un des plus prestigieux, assurant d’attirer le regard favorable de l’Ao-Rê Grenouille. Bien que pour des citadins il peut sembler embarrassant de coasser devant public, il est là un bon moyen de briser la glace et de faire sortir de leurs carapaces les membres de sa communauté. 


Essentiellement une occasion pour se rassembler et faire connaissance, c’est le moment idéal de se laisser aller dans la bonne humeur. Grenouilles de bois et autres instruments sont les bienvenus, tout comme des éléments à thématique marécageuse. De l’encens peut être brûlé, idéalement avec des odeurs rappelant les milieux humides, et des chandelles vertes peuvent être allumées avec le couché de soleil. 



D’un point de vue plus spirituel, certaines pratiques vont être de mise pour les dévots de la nature. Certains vont se laver les mains et le visage à même l’eau fraîche des courants gonflés par la fonte des neiges. Cette pratique est symbole de se laver du passé et d'accueillir la nouvelle année. D’autres vont faire des offrandes aux esprits locaux du cours d’eau afin de recevoir leurs bénédictions, et pour les remercier d'accueillir ces gens chez eux. Une autre coutume est de simplement s’asseoir en retrait un instant afin de parler en confidence aux batraciens, ceux-ci étant toujours à l'écoute, et n’iront pas révéler vos secrets à autrui. Il est dit que confier ses peurs et craintes aux grenouilles et crapauds lors du Coassement est un moyen sûr d'alléger celles-ci. 


La Bénédictions des baies

« Le plus grand cadeau de la Nature n’est pas que le fruit de la terre, mais la joie de ceux qui se rassemblent pour le célébrer. »

- Vixen, “BoozeMother” du Raisin


Au cœur de l'été, là où les doux murmures des 'Aö-Rê embrassent chaque feuille et chaque pétale, se cache une joyeuse fête pas comme les autres ! La Bénédiction des Baies ou la Danse des Baies se fait au plus fort de la chaleur estivale, pour célébrer l'abondance et rendre grâce.


Une danse de broyage de baies qui resserre les liens de la nature et crée une tapisserie éclatante de dévotion! Réunis sous le couvert verdoyant des arbres, les adeptes de la Collectivité de la Nature s'unissent, leurs esprits s'allument avec une adoration inégalée pour les entités qui habitent notre monde. Ils dansent et piétinent, soit dans de grandes cuves traditionnelles de broyage de baies, soit en simulant joyeusement lors d'un festin ou d'un pique-nique. Peu importe où la danse se fait, l’important est qu’elle soit faite avec joie dans le cœur.


Les tambours et autres instruments très rythmés sont les sons habituels sur lesquels les célébrants piétineront, augmentant souvent la vitesse jusqu'à ce que l'épuisement et assez souvent le rire prennent le dessus. Après de telles réjouissances, il est souvent de coutume de se rafraîchir avec des boissons froides, avec les baies à l'honneur comme ingrédient de choix. Pâtisseries, vins et autres créations à base de fruits sont souvent des contributions traditionnelles de participation à la fête, à partager entre amis et en famille.


La Tanière d’automne

« Certes, c’est beaucoup de nourriture, mais ce n’est pas un luxe faisant face à l'hiver. »

 - Cannelle Croc-Ardent, Mère-Prêtresse du Lapin

La Tanière d'automne est le nom donné par les suivants de Naak’e’Tuun pour la célébration qui prend place lorsque les arbres commencent à prendre des teintes de couleurs chaudes, alors que les nuits rafrraichissent. 

À l'instar des célébrations plus festoyantes, la Tanière d'automne se veut plus réservée. Il est courant pour les populations de Mundus de célébrer avec grandeur la moisson, mais chez les suivants de la collectivité, nous nous alignons plutôt avec la fourmi et certains rongeurs. C'est une célébration plus sobre, qui invite les gens à la cuisine et au partage des denrées préservées pour l'hiver. Nous y trouvons donc des tourtes, des conserves ainsi que des délices confits. Il est aussi courtois de faire des offrandes pour le confort de la demeure, autant esthétique que pratique. L’important est de s’assurer que tous pourront passer un hiver aussi confortable que possible, alors que la nature sera à son plus lent. 


Sur un côté plus spirituel, les priants se rassembleront au coucher du soleil pour se préparer à la Longue Nuit. La tradition consiste à passer une première nuit éveillée en groupe, à pratiquer une foule d’activités propice à ce temps de l’année. La cuisine, l’artisanat de vêtements ou de couvertures d’hiver, mais aussi le partage d’histoires et légendes, bien blotti les uns contre les autres, autour d’un feu réconfortant. Tous savent qu’il est acceptable de ne pas fermer l'œil de la nuit, car ils savent qu’une journée de repos complète va s’en suivre. Au lever du soleil, les suivants de Naak’e’Tuun vont rejoindre leurs couches, et ce jusqu'à l'aube suivante. Les coqs se taisent, les animaux habituellement bruyants des fermes et de la forêt vont faire de même. Étrangement, un observateur externe pourrait voir qu’il semblerait que lors de cette journée le vent se calme, tout comme les bruits ambiants des cours d’eau, laissant les partisans de la Collectivité se reposer amplement, telle une récompense après un été de labeur. 



La Flamme d'Hiver

« Accumuler abusivement, c’est dépérir, mais partager, c’est prospérer ! »

 - Fern’ai le papillon de nuit, champion de l’Araignée

La Flamme d’Hiver n’est pas seulement un festival, c’est une promesse, un serment mutuel que, durant la période la plus froide de l’hiver, lorsque la terre est gelée et que les nuits semblent infinies, personne n’affrontera le froid seul. Les feux s’élèvent haut, non seulement pour la chaleur et la lumière, mais aussi comme symbole de l’esprit de Collectivité qui lie toute vie. L’hydromel et le vin chaud sont versés généreusement, des ragoûts bouillonnent sur les flammes, et les noix grillées ainsi que les fruits séchés circulent parmi les convives. Toute nourriture risquant de se gâter est cuisinée et savourée, rappelant qu’il ne faut pas gaspiller ce qui peut être consommé, surtout lorsque cela peut être partagé avec sa communauté.

Il est également courant d’échanger de petits cadeaux pour se réchauffer, comme des objets tricotés à la main, mais c’est aussi un moment de préparation. Des graines, destinées aux plantations du printemps, passent de main en main, promesses de vie à venir et symboles de renouveau. Les récits des récoltes passées et des espoirs futurs se transmettent tel des braises, diffusant leur chaleur d’une personne à l’autre. Cette tradition est non seulement pour passer le temps, mais aussi pour tisser la sagesse à travers la Collectivité, comme les racines sous la terre gelée. Ainsi, le cycle de la terre est honoré, non seulement dans la moisson, mais aussi dans le soin apporté à ce qui poussera lorsque le dégel reviendra.

Certains veillent jusqu’à l’aube, surveillant les braises, tandis que d’autres s’endorment, sachant que tant que le feu est entretenu, la chaleur du printemps reviendra.

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